Haro sur les fonctionnaires?

Haro sur les fonctionnaires?
Durant la campagne présidentielle, Sarkozy en avait fait un de ses slogans. Je ne parle pas ici du célèbre «travailler plus pour gagner plus» mais du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
«Il faut dégraisser le mammouth» avait dit Claudre Allègre ( et non un membre du gvt, merci marlou-31!). Levée de bouclier chez les syndicats de fonctionnaires et depuis les déclarations ont été quelque peu modérées. On ne dégraisse plus le mammouth, on refonde une fonction publique malade a dit F.Fillon
Après mes dérives sarkozystes du précédent article, je vais tenter de rectifier le tir mais je ne vous garantis rien !
Tout d'abord, un petit document d'après le mensuel Alternatives Economiques :


Combien d'agents publics ?

Combien y a-t-il de fonctionnaires? Tout dépend de ce que l'on met derrière ce mot. Le plus souvent, on pense à la fonction publique d'Etat. Celle-ci rassemble aujourd'hui 2,2 millions de titulaires, soit 9% de l'ensemble de l'emploi. La fonction publique au sens large regroupe 5,3 millions de salariés. Si l'on retire les non-titulaires (891 000), il en reste 4,4 millions, soit 18% de l'emploi. Si l'on ajoute à la fonction publique l'ensemble des organismes publics ou financés sur fonds publics, ainsi que le personnel des entreprises publiques, on obtient alors 6,9 millions de salariés qui peuvent être rattachés à la sphère publique, soit près de 28% de l'emploi (non-titulaires compris). Mais il ne s'agit plus uniquement de fonctionnaires.


Une bonne partie de ces salariés dispose d'un statut protégé, mais c'est loin d'être le cas pour tous. On compte, par exemple, 17% de non-titulaires dans l'ensemble de la fonction publique. Une partie d'entre eux sont des contractuels dont les contrats sont renouvelés de manière quasi automatique. Mais, de l'Université à La Poste, le secteur public employeur manie autant, voire davantage, la précarité que le secteur privé...

En 2008, ce ne sera qu'un fonctionnaire sur trois qui ne sera pas remplacé mais déjà plus de 22 000 postes de supprimés sur un peu plus de 68 000 départs prévus.
Est-ce que la fonction publique est véritablement trop nombreuse ? Remplit-elle le service qui convient ? Faut-il repenser la question du service public ?
Les sondages montrent qu'une écrasante majorité des Français est satisfaite de la fonction publique mais aussi des fonctionnaires mais ils montrent aussi que les Français pensent nécessaire une réécriture et qu'une modernisation devrait avoir lieu.
Mais réformer l'Etat ne peut se résumer à une approche quantitative qui ne pourra que dégrader la qualité des services rendus et développer les inégalités déclare en introduction du dossier trop de fonctionnaires ? Ph. Frémeaux, le directeur de la rédaction d'Alter Eco.

Remplacer un fonctionnaire deux ?
Aurait-on besoin d'un bouc émissaire en cette période de croissance morose ? L'Etat va-t-il réellement réaliser une économie ?

De faibles économies

Les suppressions de postes décidées représentent en année pleine une économie de l'ordre de 900 millions d'euros. Comme les départs ne s'effectueront pas tous au 1er janvier, l'économie pour 2008 ne dépassera pas 500 millions d'euros, report des suppressions de postes effectuées en 2006 inclus. Sachant que Nicolas Sarkozy a promis de restituer la moitié des économies réalisées sous forme d'augmentation des salaires - la fameuse revalorisation -, ce ne sont donc que 250 millions d'euros qui devraient être économisés en 2008, sur une masse salariale totale de la fonction publique d'Etat de 85 milliards d'euros pour les traitements des fonctionnaires en activité et de 32 milliards d'euros pour les pensions des retraités.

Cette masse salariale globale va continuer à croître mécaniquement. Sauf à se mettre à dos durablement l'ensemble des fonctionnaires, on voit en effet mal le gouvernement ne pas revaloriser la valeur du point, l'indice qui sert de base au calcul des salaires. Même en ne cédant que 1% d'augmentation, cela fait déjà 850 millions d'euros de plus! Ensuite, il faudra bien assumer les décisions de revalorisation décidées antérieurement au profit de certains corps de fonctionnaires. Le passage progressif des policiers de la catégorie C à la B, par exemple. De quoi alourdir encore la barque de 450 millions d'euros. A cela s'ajoute le fameux GVT, le glissement vieillesse-technicité, qui traduit tout bêtement le fait que certains agents publics bénéficieront d'avancement à l'ancienneté ou au choix, ou accéderont à de nouvelles responsabilités justifiant un changement d'indice. Soit en moyenne, 1,7 milliard d'euros de plus par an. Ouf! le remplacement de fonctionnaires partant à la retraite par de jeunes débutants permet en gros d'économiser la même somme. Mais il faut bien payer les pensions des retraités, et comme les départs en retraite sont aujourd'hui plus nombreux que les décès, la masse des pensions versées s'accroît, bon an mal an, de 1,5 à 2 milliards d'euros chaque année. Bref, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois en 2008 est loin de permettre de faire baisser la masse salariale de l'Etat!

A moyen terme, en appliquant la règle du "un sur deux" aux 300 000 fonctionnaires qui devraient partir à la retraite de 2008 à 2012, on obtient une économie de 6 milliards d'euros sur la masse salariale de l'Etat, toutes choses égales par ailleurs. Sachant que Nicolas Sarkozy s'est engagé à en reverser la moitié aux fonctionnaires en poste, la diminution de la dépense n'est donc que de 3 milliards d'euros. Une économie réduite donc, avec comme contrepartie un sérieux risque politique. Car si les Français n'aiment pas trop les fonctionnaires - tout en souhaitant à leurs enfants de le devenir -, ils souhaitent disposer de plus d'enseignants, de policiers ou encore d'infirmières.

Bref, dire que grâce à ces économies, on arrivera à rééquilibrer le budget de la France est une aberration... Surtout quand quelques semaines plus tôt, les députés ont adopté ce qui sera une des marques du quinquennat de Sarkozy : le bouclier fiscal à 50%.
Pour faire court, il s'agit d'un énorme cadeau fiscal à quelques 200 000 personnes.
Entre un paquet fiscal de 15 milliards d'euros (argent qui aurait pu certainement mieux être redistribué et ce dans un cadre plus collectif, plus général, bref dans au nom de l'intérêt général) et une éco de fonctionnaires de qqls centaines de millions d'euros, « il n'y a pas photo »...

Le problème, les problèmes sont les suivants :
Les fonctionnaires sont-ils utiles ? Efficaces ? Doivent-ils être productifs ? Cmt mesure t-on leur productivité ?
Quand on sait que les fonctionnaires représentent à eux seuls la moitié du budget de l'Etat avec les salaires et pensions et que ce sont les contribuables avec leurs impôts qui les rémunèrent, ces questions sont légitimes.

Oui mais par exemple, comment mesure-on la productivité d'un enseignement ?
Selon quels critères se base t-on ?

Les pro-Sarko avancent comme argument qu'il y a 20ans, il y avait un million de fonctionnaires en moins et s'interrogent : les Français ont-ils eu l'impression d'avoir été mieux soignés, mieux éduqués, mieux employés ?
Ce qu'ils oublient de dire (merci la CGT !) c'est que dans ce même temps, la population a cru de 17% et que l'emploi actif total a cru de 19%.
Là où ils ont raison c'est qu'en France, on a à la fois un nombre de fonctionnaires élevé et un taux de chômage élevé. Et l'idée que l'emploi public aurait pu être une compensation aux défaillances du marché de l'emploi s'est avérée fausse et tous les pays qui ont fait baisser leur taux de chômage, ont baissé aussi leur nombre de fonctionnaires.

En France, il y a un peu plus de 900 000 enseignants : on a un système éducatif qui coute cher
et aujourd'hui 15% des jeunes entrant en 6eme ne savent ni lire ni écrire ni compter et 25% savent à peine lire à peine écrire à peine compter et 150 000 jeunes sortent chaque année, sans diplômes voués au chômage...
Les autres pays ont beaucoup moins d'heures d'enseignements que les Français et obtiennent de meilleures résultats.

Quand on décide d'augmenter de 1% les fonctionnaires, c'est 5.2 millions de fonctionnaires qu'on augmente. Quand on augmente les fonctionnaires de 1 ou 2 %, doit-on augmenter les 5.2 millions de fonctionnaires ? Encore une fois, comment doit-on évaluer leur mérite ?

Tournons nous maintenant vers les autres pays européens et notamment les pays scandinaves avec la Suède et le Danemark. La gauche française pose qu'à partir du moment où le modèle scandinave combine l'efficacité économique et la cohésion sociale, il se rapprocherait forcément du modèle français. Mais ces modèles sont différents notamment par exemple sur celui entre emploi public et emploi privé.
« En France, la gauche récuse l'idée qu'il y ait inégalité entre emplois publics et emplois privés. L'idée que la surprotection des uns produit de l'inégalité au détriment des seconds est réfutée au nom du nivellement par le bas. Au Danemark, une telle dichotomie est considérée comme inacceptable car profondément injuste. L'une des caractéristiques du modèle danois est de reposer sur le principe de la continuité des conditions d'emploi et de travail entre secteur public et secteur privé. Non seulement la fonction publique est très limitée mais tout a été entrepris pour rapprocher le fonctionnement de la fonction publique et celui du secteur privé, y compris en stimulant la concurrence entre eux dans le domaine de l'assurance.
Par ailleurs, la correspondance entre la fonction et le statut (si on est fonctionnaire on bénéficie du statut de la fonction publique) est absente du système danois où seule une petite minorité de fonctionnaires bénéficie d'un emploi protégé. En France, parce qu'on ne veut pas renoncer aux statuts mais qu'on n'est pas non plus en mesure de les généraliser, des employés bénéficiant d'un statut et d'autres qui en sont dépourvus sont susceptibles d'exercer une même fonction. Ce type de disposition serait tout simplement inacceptable dans un pays scandinave, tant elle symboliserait l'inégalité construite non pas par le marché mais par l'Etat. La règle est donc celle du contrat unique pour tous, emplois privés comme publics.
Au Danemark comme en Suède, le système s'efforce de protéger pour faciliter me changement et non pour le contenir. »
Sortir du pessimisme social, par G.Grunberg et Z.Laîdi

La gauche est totalement muette sur toutes les propositions d'ouverture des marchés protégés de l'emploi car pour elle, remettre en cause certains statuts, c'est s'attaquer à la fonction publique et donc aux services publiques et à leur qualité. Pour elle, soumettre des agents de l'Etat à davantage de mobilité, d'évaluation voire de compétition, c'est entrer dans une logique de privatisation et de démantèlement des services publics.
« Au nom de quel principe un salarié de la fonction publique devrait-il être doté d'un statut particulier ou plus protecteur ? L'Etat a besoin d'agents à son service et dans certains domaines, une augmentation est indispensable mais en quoi l'emploi public devrait être lié à un statut et en quoi défendre un statut serait socialement plus juste qu'uniformiser les conditions d'accès à l'emploi ? »

Avant 2001, en Suède l'entreprise SJ (l'équivalent de la SNCF) alors étatique employait 15 000 fonctionnaires, aujourd'hui elle appartient tjrs a l'Etat mais elle est priée de faire des bénéfices et n'emploie plus que 3500 personnes dont aucun fonctionnaire.
En 15 ans la suède a licencié la moitié de ces fonctionnaires.
La raison ? La dette qui étrangle le pays.
Contrepartie ? Une structure, la fondation pour la sécurité de l'emploi chargée de reclasser ces fonctionnaires.
Le deal en Suède? Sécurité de l'emploi pour tous. Les fonctionnaires donnent un peu de leur sécurité et ainsi sécurité pour toute la population.

Et alors le deal, en France, c'est quoi ?

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 06:33

Modifié le dimanche 20 avril 2008 10:07

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout... communiste.

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout... communiste.
J'aime bien les gens en général même s'il est vrai que parfois, je ne suis pas très sociable. J'apprécie de côtoyer des personnes de tous bords, de tous horizons politiques, je ne suis pas sectaire mais je dois avouer que moins je vois de « pro Le Pen » mieux je me porte.
Jusqu'à il y a peu, j'aimais bien parler avec des communistes. Ils sont sympas les communistes, on rit bien avec eux.

Mais je dois bien dire que depuis un moment, je les ai dans le collimateur « les cocos » et cela depuis quelques mois maintenant.
C'est d'ailleurs plus aux trotskistes que je voudrais m'en prendre ce soir mais communistes et trotskistes, pour moi, c'est un peu pareil.
Je disais quelques lignes plus haut, qu'avec les communistes, on n'avait pas le temps de s'ennuyer. Et cette année encore, avec les élections présidentielles, ils nous l'ont prouvé.
Et allez que je te parle au nom des couches populaires, des petites gens, des smicards, des RMIstes... Et en moi-même, je me disais «voilà un parti qui s'intéresse vraiment à eux, si souvent délaissés par les différents gouvernements de droite comme de gauche (un peu plus de droite, non ?) »
Et puis tiens, bizarre... Un score médiocre pour la gauche antilibérale au premier tour des présidentielles.
Alors que la remise en cause du modèle capitaliste (hyper)financier est majoritaire dans l'opinion, ceux qui sont censés porter cette contestation sont inaudibles. Sans doute, leur discours sans cesse vindicatif, leur manque d'imagination, la répétition de slogans mécaniques ou tout simplement leur manque d'ouverture ont contribué à les couper du peuple dont –quoique certains en disent- ils se prétendent les porte-parole.
Et une question me vient à l'esprit : quand cesseront-ils de se réclamer de couches sociales qui les rejettent ?

Oui car, il ne faut pas oublier que 53% des Français ont voté pour Sarkozy au 2d tour (quand je disais dans mon précédent article que tout revenait à lui !) et que dans cet électorat pro Sarko, une partie des couches populaires s'est rangée de son coté.

Je vais vous révéler un secret mais chuuut : l'utopie communiste est morte définitivement au début des années 90; elle reposait sur cinq piliers :
- mouvement communiste international
- révolution bolchevique
- puissant parti communiste
- identification du PC à la classe ouvrière
- perspective (illusion ?) de l'abolition du capitalisme et de son remplacement par le communisme ( ou socialisme)

Ces éléments disparaissant au fil des années, le PC s'est retrouvé privé de modèle et s'est isolé. Sans parler de son dépérissement électoral, la baisse du nombre de ses militants...
Les communistes mais surtout les trotskistes, se raccrochent à l'idée d'un changement radical ; or pour pouvoir envisager cela, encore faut-il des forces...dont ils ne disposent pas.
Je le dis avec franchise, pour moi, les communistes sont « à coté de la plaque » (n'ayons pas peur des mots !). Besancenot avec la LCR, pendant les élections, parlait de passer à 32h/semaine quand beaucoup de voix s'élevaient (s'élèvent) –même chez les socialistes !- contre la loi sur les 35h (détricotée depuis 2003), les communistes sont pour une augmentation du SMIC porté à 1500euros quand le cout de la main d'½uvre chinoise est faible et que du coup, la France perd en compétitivité par rapport à des pays émergents, CGT, pas vraiment très satisfaite d'une éventuelle réforme sur les régimes spéciaux des retraites et commence à préparer la grève...
Et puis c'est toujours, toujours la faute des patrons ! Ah c'est sur que si on pense à ces patrons, ces grands PDG qui gagnent 300 fois le SMIC, cela a de quoi énerver mais on peut penser aussi à ceux qui triment pour monter leur affaire et qui eux, ne s'en mettent pas plein les poches.
Bref, «les cocos » pas dans l'air du temps...

Et... et pourtant...
Sur des sujets comme le PACS, l'homoparentalité, on les découvre très libéraux culturellement. Et c'est d'ailleurs une bonne chose !
D'où une question (une autre !) : peut-on être libéral sur le plan culturel sans l'être sur le plan économique ? Croce, un des philosophes de l'ère post-fasciste répond par l'affirmative et c'est donc à ce titre (même si c'est paradoxal) qu'il se dit social-libéral.

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 15:18

Modifié le mardi 27 mai 2008 11:31

OvErDoSe

OvErDoSe
« Eh bien, puisque personne n'existe plus, puisqu'il n'y a plus de Français, exceptionnels ou ordinaires, plus de travailleurs, de chercheurs, de chômeurs, d'entrepreneurs, de penseurs français, plus d'électeurs ou d'élus, plus de responsables ou d'irresponsables, de ministres, d'intermédiaires, de mandataires, de dirigeants ou de citoyens, plus de contents ou de mécontents, plus de majoritaires ou d'opposants, plus de droite ou de gauche, puisqu'il n'y a plus qu'un homme, sauveur suprême, qui trône, court, parle, dit, parade, commande, décide, apparaît, désigne, intervient, ordonne, nomme et choisit ; puisque tout le reste disparaît, effacé, aboli, raturé, puisqu'il est devenu le référent unique, l'orateur unique, l'acteur unique, la star unique, le décideur unique, le magistrat unique, le grand prêtre unique ; puisque tout renvoie au chef, dépend du chef, émane du chef, descend du chef et remonte au chef ; puisqu'on entend que lui, qu'on ne parle que de lui, qu'on ne voit que lui, qu'on ne se réclame que de lui et qu'on ne s'en réfère qu'à lui, nous aussi, puisque aucune autre posture n'est apparemment admise, rendons hommage à son Altesse, le Président de la République. »


C'est par cette brillante chronique de JF-Kahn, dans Marianne daté du 14 juillet 2007, que je (re)lance mon blog ! Merci pour vos nombreux commentaires et j'espère que la rentrée s'est bien passée!
J'aurais pu faire preuve d'imagination mais je dois avouer que lorsque j'ai lu la rubrique «notre opinion» je n'ai pu qu'approuver encore et encore. Déjà à la mi juillet, Sarko était omniprésent, omnipotent, omniscient, à la radio, à la télé... dans tous les médias en général et ce fut le cas... tout l'été !
D'où le titre de mon article : overdose.
Sarko et la réforme universitaire, Sarko et le paquet fiscal, Sarko et le service minimum, Sarko et Bush : le pique nique, Sarko en Amérique, les bourrelets de Sarko effacés par Paris Match, les innombrables footings de Sarko, Sarko et les otages libyens, le style Sarkozy, les « amis » de Sarko (le Point de cette semaine)... et quand on ne parle pas de Sarko, on parle de Cécilia ! Cécilia qui ne s'est pas déplacée pour voter au second tour, Cécilia et sa tenue vestimentaire (robe Prada) le jour de l'investiture, Cécilia et la carte bleue, Cécilia envoyée en Libye pour effectuer un voyage humanitaire (et faisant du même coup, de l'ombre au soi disant ministre des Affaires étrangères), quel rôle pour Cécilia dans la libération des otages, la commission d'enquête doit-elle ou pas se déplacer à l'Elysée ? Cécilia donne une interview dans le Parisien...Et quand ce n'est ni Sarkozy ni sa femme, on parle d'un des fils Sarkozy !

Et je me pose une question : mais où va t-on ?
Est-ce cela l'idée que l'on se fait de la République ? Un homme, un seul pour diriger le pays ?
Et encore dernièrement avec la réforme des régimes spéciaux ! Quand enfin, on entend le Premier Ministre, ( censé être le chef du gouvernement !) F.Fillon, dire à propos de la réforme «elle est prête», branle bas de combat, les syndicats se déchaînent, la phrase de B.Thibault, numéro 1 de la CGT est relayée dans tous les médias «il va y avoir du sport» Sarko se voit dans l'obligation au détour d'une conférence de presse de rappeler à l'ordre subtilement son Premier Ministre en disant qu'un peu de méthode ne pourrait pas faire de mal !
Une délégitimation de plus !
Et les ministres dans tout ça ? Matignon déresponsabilisé, l'Intérieur ligoté, Bercy désavoué...ministres au supplice, ministres effacés, ministres martyrisés.
« Puisque le roi le veut, il n'y a plus qu'à obtempérer, qu'à s'exécuter, littéralement avec l'humilité béate du pénitent, heureux de son sort.»

Et n'oubliez pas, le 18 Septembre, le Président donnera sa réponse et son plan de bataille concernant le projet de réforme sur les régimes spéciaux.
Et si vous manquez l'événement à cause d'un imprévu, ne vous inquiétez, les médias se chargeront pour vous, de vous repasser en boucle et en boucle, les paroles de notre Président bien aimé.

# Posté le samedi 15 septembre 2007 08:17

Modifié le dimanche 20 avril 2008 10:02

Baisse du chomage

Baisse du chomage

Le nombre de demandeurs d'emploi est repassous la barre des deux millions au mois de mai en France, pour la première fois depuis plus de 25 ans, selon les chiffres publiés par le minisre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

L
e nombre de demandeurs d'emploi s'est réduit de 24.100 en mai pour revenir à 1.987.200 millions. Malgré un niveau jamais atteint depuis juin 1983, la France reste confinée en queue de peloton de la zone euro. Ces chiffres prennent en compte les personnes à la recherche d'un emploi à plein temps et à durée interminée, dont l'activité duite a été inrieure à 78 heures dans le mois (chômeurs dits de cagorie 1).
C
ependant, l'ampleur du reflux reste contestée et le baromètre officiel est ju de plus en plus décalé par rapport à la réalité du marché de l'emploi. En effet, Les statistiques du taux de chômage donnent lieu à une polémique depuis le mois de janvier quand l'Insee a décidé de reporter à l'automne la publication de l'enquête emploi 2006 menée par ses services et contredisant la baisse du chômage affichée par le gouvernement. La polémique sur les chiffres du chômage persiste donc, face aux "exclus" des listes de l'ANPE et à la montée de la précarité.
On est donc passé sous le cap symbolique des deux millions de demandeurs d'emploi en mai !
Les politiques de l'emploi mises en ½uvre seraient-elles efficaces ?

Mais comme l'a souligné Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République des Pyrénées, quelques bémols interviennent dans cette baisse du chômage même si les chiffres vont dans le bon sens. mol N°1: Les méthodes de calcul, toujours sujettes à caution à tel point que le gouvernement a confié une mission à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection nérale des affaires sociales "pour faire le point sur les modalités de calcul" et "faire toute la transparence" sur ces chiffres, plusieurs économistes en renom ayant récemment pétitionné pour demander que soient revus ces calculs. Il y a trois mois de l'Office européen des statistiques, Eurostat, avait d'ailleurs révià la hausse le taux de chômage fraais. L'Insee, dont les chiffres sont jugés plus fiables, table aussi sur une baisse du chômage en 2007, mais ne se risque pas dans sa note de conjoncture de juin, contrairement à l'habitude, à en évaluer l'ampleur, préférant attendre les résultats de son enquête Emploi, prévus pour Septembre. Or l'écart entre les dones Insee et ANPE se serait encore creusé au premier trimestre. Bémol N°2, pas moindre : la qualité des emplois créés en France, "précaires, voire très précaires", d'après tous les syndicats, Bernard Thibault estimant qu'il y avait ces derniers mois "une explosion de la précarité et de l'instabilité de l'emploi". Mais au-delà peut-être faudrait-il s'interroger sur les tares du modèle français qui ne pourra pas se résoudre en prônant le « travailler plus pour gagner plus », un système ne favorisant que les gens disposant déjà d'un emploi ! Ces tares, on les connaît : un marché de l'emploi trop rigide, alors que les solutions existent, expérimentées dans les pays scandinaves. Là-bas les entreprises jouissent d'une grande facilité de licenciements, alors que les salariés bénéficient pendant au moins trois ans d'allocations égales à au moins 70 % de leur ancien salaire, pour peu qu'ils ne refusent pas trois propositions de travail "convenables". En dix ans, le Danemark a ainsi réduit son taux de chômage de 9,6 à 5,5 %, alors que la France reste, en matière de chômage l'une des lanternes rouges.

# Posté le samedi 30 juin 2007 12:54

Modifié le dimanche 20 avril 2008 10:01

Goodbye Tony!

Goodbye Tony!
Aujourd'hui 27 juin 2007, Tony Blair, 1er ministre britannique a remis sa démission à la reine Elizabeth II après dix ans au 10 Dowing Street.
Que retenir des années Blair ?

Tout d'abord, la transformation du parti travailliste du Labour en New Labour, un socialisme qui a accepté l'économie de marché dont devrait s'inspirer les socialistes français.
Le New Labour a apporté une idéologie fondée sur le bien public, sur les prestations collectives, sur la défense d'un niveau raisonnable d'impôts pour financer l'investissement.
Blair a pris en compte, bien avant les autres dirigeants politiques, la réalité de la mondialisation et le passage d'une économie fondée sur l'industrie et l'agriculture à une économie de services et au savoir qui mobilise plus de 80% de la main d'½uvre britannique.
Le New Labour a ensuite élaboré un projet réformiste de centre gauche combinant prospérité économique durable et justice sociale : 3 millions de personnes sont sorties de la pauvreté au cours des dix années de croissance forte, il y a eu l'instauration du salaire minimum...
Enfin, Blair avec le New Labour a placé l'économie avant tout le reste -au détriment du combat contre les inégalités- d'où dix ans de croissance ininterrompue et de gros investissements dans l'éducation et la santé.

Mais le soutien de Blair à la guerre en Irak en mars 2003 au coté des Etats-Unis de G.Bush avec le bilan catastrophique que l'on connaît, lui aura valu sa place de 1er ministre – pourtant si populaire à son accession au pouvoir- qu'il a quitté avant la fin de son mandat..
Blair a été tolérant par rapport aux inégalités qui se sont accentuées, son successeur, G.Brown, brillant économiste et ministre des finances durant cette période est donc le nouveau Premier ministre britannique et il a promis «un nouveau gouvernement avec de nouvelles priorités». L'économie est florissante, espérons qu'il mette en ½uvre les moyens de réduire les inégalités qui nuisent à la cohésion sociale.

# Posté le mercredi 27 juin 2007 14:53

Modifié le dimanche 20 avril 2008 10:01