EST-CE QU'ON PENSE AUX UNSAGERS ?
Non décidément, c'est vraiment relOoO. En ce moment, je n'ai pas trop le temps d'écrire car la fac m'accapare assez mais j'en ai marre aussi. Plus ça va et plus je me dis que dans ce pays, il y a une impossibilité de réformer.C'est vrai quoi ?! Dès qu'un gouvernement tente une réforme, les syndicats descendent dans la rue et crie au scandale...
Est-ce si difficile de comprendre que pour sauver notre système par répartition, est-ce si difficile d'admettre que pour assurer nos retraites, il va falloir réformer et réformer maintenant.
Comme ne cesse de le marteler le ministre du Travail, Xavier Bertrand, il n'y a que trois solutions :
-soit on baisse le niveau des pensions
-soit on cotise davantage
-soit on travaille plus longtemps
En 1993, le secteur privé est passé à 40 annuités, en 2003, les fonctionnaires et la logique veut que ce soit de même pour les régimes spéciaux... Surtout qu'il y a 1 million 500 retraités cheminots pour 500 000 actifs donc si on veut à terme, ne pas avoir de problème de financement des retraites, il faudrait peut-être commencer par l'alignement de tout le monde, régimes spéciaux compris, à 40ans. Alors bien sur, cela ne règlera pas tous les problèmes, c'est évident et les franchises médicales pour renflouer les caisses de la SECU, je suis carrément contre mais déjà, un peu plus d'équité ne ferait pas de mal.
L'autre jour, Sarkozy est allé rendre une petite visite à des agents de maintenance de la SNCF et le dialogue assez rude qu'il a eu avec un salarié à été retransmis plusieurs fois. Et bien moi ça m'a vénère l'attitude du mec qui en gros disait que si le gouvernement ne retirait pas sa réforme, les syndicats manifesteraient et que ce serait la rue qui commanderait et que cela ferait comme en 1995... Non mais la BLAGUE ! Où a-t-il vu que c'est la rue qui gouverne ?
Mais si j'ai bien tout compris, les négociations sont quand même relativement ouvertes et aux syndicats de proposer des solutions qui pourraient convenir et au gouvernement de céder sur quelques points.
Il est certain aussi que l'on ne peut pas voter un paquet fiscal à 15 milliards d'euros pendant l'été dont une partie consacrée aux plus riches et demander aux autres, 3 mois plus tard de travailler plus longtemps pour payer les retraites futures. Et puis porter le salaire du Pdt de la République à 20 000 euros, n'est en soi peut etre pas une mauvaise chose dans la mesure où un peu de transparence ne peut pas faire de mal mais parler de ce sujet au moment où le pouvoir d'achat stagne, où un mois s'annonce tendu sur un plan social... encore une fois, ce n'est pas malin du tout.
Déséquilibre démographique
Le déficit des régimes spéciaux à la charge de l'Etat atteint 5 milliards en 2007: 0,5 milliard pour la RATP, 2,5 milliards pour la SNCF, 0,8 milliard pour les mines, 0,7 milliard pour les marins (les mines et les marins ne sont pas concernés par la réforme engagée par le gouvernement)... Mais il tient surtout à la structure démographique de ces populations. Pour les mêmes raisons, les régimes spéciaux de retraite des non-salariés (agriculteurs, commerçants, artisans, cultes...) affichent d'ailleurs, eux aussi, des déficits très importants. Sans réforme et compte tenu de l'évolution démographique, le déficit des régimes spéciaux de salariés du public devrait rester stable jusqu'en 2020, à 0,3% du PIB, puis diminuer jusqu'à 0,2% en 2040.
Le surcoût des avantages spécifiques des régimes spéciaux est délicat à évaluer. Il serait de l'ordre de 650 millions par an à EDF-GDF, 500 millions par an à la SNCF, 200 millions à la RATP, soit 2 milliards au total. Il est, pour l'essentiel, compensé par des cotisations plus élevées qu'ailleurs au niveau de ces entreprises. Alors que le taux de cotisation vieillesse (salariales et patronales) est de 26% du salaire brut dans le secteur privé, il est de 37,2% dans les industries électriques et gazières, de 36,3% à la SNCF et de 30% à la RATP.
Un gain de 200 millions par an
La réforme ne peut toucher les personnes déjà à la retraite. Ne sont donc concernés que les futurs retraités, relativement peu nombreux. Au mieux, la réforme permettrait un gain de 200 millions la première année, qui pourrait atteindre 1 milliard en cinq ans et 2 milliards à terme. L'enjeu financier est donc faible.
La question de la réforme se pose en fait surtout pour des raisons d'équité et de symbole. Un système basé sur la répartition, et donc sur la solidarité nationale, doit en effet être le plus unifié et le plus homogène possible. Ceci ne signifie cependant pas que tous les régimes doivent être alignés sur le moins favorable... Des dispositifs comme la bonification des périodes de travaux pénibles ou la stabilité des taux de remplacement devraient être généralisés au privé plutôt que supprimés dans le public.
MAIS c'était sans compter les assemblées générales qui reportaient la grève...Dépassés par la base les syndicats..?
La question est de savoir si les syndicats d'aujourd'hui qui représentent une forme d'Ancien régime, sont capables d'accepter un principe de bon sens que la majorité des Français a compris.
Il n'est pas possible qu'une minorité de Français cotisent 37 ans et demi alors que tous les Français et en particulier les fonctionnaires cotisent 40 ans, il n'est pas question qu'une minorité de Français voient leur retraite indexé sur le salaire de la branche alors que la totalité des Français voient leur retraite indexé sur les prix.
Nous avons gagné ces derniers demi-siècles, une espérance de vie colossale et aujourd'hui quand un français part à la retraite, il a 20, 25 ans voire 30 ans à en profiter a fortiori ceux des régimes spéciaux.
Les Français ont compris que ce n'était pas juste ni équitable. Assiste t-on à un divorce complet entre les appareils syndicaux dont les discussions montrent que l'on ne s'est pas très bien de quoi ils parlent et l'immense majorité de l'opinion qui a parfaitement compris l'enjeu de cette grève et des retraites?Les syndicats s'érigeraient-ils en défenseur d'un monument d'injustice (c'est-à dire des régimes spéciaux)?
La CGT estime que ce n'est pas en privilégiant l'allongement de la durée de cotisation que l'on va résoudre le financement des régimes des retraites.
Alors quoi? Bras de fer? Encore? Toujours?
=> Et au final, les usagers pris en otage!
![En 1995, Marcel Gauchet a montré cb "la révolte antilibérale de 1995" était paradoxale: elle se voulait révolte contre le démantèlement du social par le libéralisme triomphant alors qu'elle était l'expresison caricaturale d'un corporatisme exacerbé, dès lors que des salariés menacés dans leurs statuts s'érigeaient en défenseur de l'interet général. "Les clercs de notaires, les syndicats de la Banque de France, les gaziers, les électriciens sont ou appellent à la grêve...[En 2007],C’est le prolétariat infernal qui se révolte contre les souffrances. C’est le monde du travail, ce sont les serfs nouveaux !" Jacques Marseille](http://c2.img.v4.skyrock.net/c25/politique-et-moi/pics/1313739796_small.jpg)

