La crise de confiance

La crise de confiance
Le choix du programme ne s'est pas fait non sans difficulté, hier soir : Prison Break sur M6, RIS sur TF1 et A vous de juger sur France 2. Un choix cornélien !
Mais après mûre réflexion, je me suis dit que France 2 c'était quand même mieux surtout que depuis quelques temps, je réfléchissais à cet article, ci présent !

Après 9 mois de présidence de la République de Nicolas Sarkozy, voici que celui-ci ne se retrouve qu'à 39% d'opinions favorables dans les derniers sondages ! Une dégringolade vertigineuse à nous (lui) couper le souffle et cela, en l'espace de seulement quelques semaines !
Celui, qui, il y a encore quelques mois, se présentait comme le candidat de la rupture, le Président du Pouvoir d'Achat, le seul capable de répondre aux aspirations des Français, le seul apte à réformer le pays en profondeur serait-il devenu indésirable ? Indésirable jusqu'au sein de son parti et même son électorat le désavoue.
Retour sur ces derniers mois écoulés.

Il y a encore quelques mois, le chef de l'Etat était celui grâce à qui, ils avaient été élu, il était leur porte-bonheur, tout le monde réclamait de lui, ne jurait que par lui car Sarkozy incarnait la victoire.
Aujourd'hui, des remous dans la majorité. Les parlementaires ne se contentent plus de grogner au fond de la salle, ils protestent à haute et intelligible voix.
Les maires ou candidats de droite aux municipales ne veulent surtout pas d'une visite de soutien de Nicolas Sarkozy, celui portant désormais « la défaite comme la nuée, l'orage ».
« A l'instar de tant d'autres, Alain Juppé a même fait disparaître de ses tracts et documents électoraux toute mention du parti sarkozyste, l'UMP. Comme s'il fallait effacer le sceau, le cartouche infâme du pharaon, devant qui tout un chacun se prosternait il y a pourtant si peu de temps. Mais quand l'astre levant tombe au couchant, alors les grands prêtres pleutres relèvent la tête, risquent un regard et des mots qu'eux-mêmes hier auraient trouvés inconvenants, sinon insultants. » Marianne du 9 au 15 février
Il y a eu le paquet fiscal voté pendant l'été, les grèves au mois d'octobre et de novembre, l'augmentation du salaire présidentiel, le divorce d'avec Cécilia... Jusque là, les Français le soutenaient car la réforme des régimes spéciaux étaient nécessaire, par exemple.
Mais vint le mois de décembre et la venue de Kadhafi (cf article ci-dessous) qui en a gêné plus d'eux et notamment tout ce faste organisé autour de la visite du colonel puis il y a eu Disneyland avec Carla Bruni et on nous annonça qu'une idylle était née au point que l'ex top modèle, devenue femme du Président, dans sa 1ère interview donnée à l'Express, expliqua « Avec Nicolas, ce ne fut pas rapide mais immédiat » ou encore « Je serais la 1ère dame de France jusqu'à la fin du mandat de mon mari et sa femme jusqu'à la mort » . Je n'ai qu'une chose à dire : Sortez les violons !
Une conférence de presse, début janvier avec un Sarkozy ressemblant plutôt au candidat d'il y a quelques mois plutôt qu'à un chef de l'Etat -vraiment habité par la fonction présidentielle-, qui tacle, attaque, agresse notamment Laurent Joffrin, quand celui-ci ose comparer le Pdt à un monarque ! Et puis cette phrase, terrible, aveu total d'impuissance « D'ailleurs, à propos du PA, qu'est ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont deja vides ? »
« Sarkozy a été élu notamment pour une raison : ses promesses sur le PA or le camelot Sarko nous a vendu une marchandise qu'il ne possédait pas. En bon français, on appelle cela une arnaque. D'une seule phrase, il a accompli l'exploit d'écorner le capital d'espérance qu'il avait soulevée. La bague au doigt n'y changera rien, le même charlatan ne trompe pas deux fois le même client. » Marianne du 12 au 18 janvier, par Guy Sitbon
Ah bah il avait bon dos de nous dire en juin dernier qu'il irait chercher la croissance avec les dents s'il le fallait !

A la place des 53% des Français qui ont voté pour lui, bah je me sentirais mal, partagée entre la ranc½ur et l'amertume de m'être faite flouée de cette manière...
Mais bon, de vous à moi, je ne pense pas que Royal aurait fait mieux si ce n'est qu'elle n'aurait sans doute pas déballé sa vie privée de manière aussi ostentatoire, que l'on en a presque honte, que l'on en est presque gêné de voir que notre Président étale son bonheur devant les caméras alors que 7 millions des Français gagnent moins de 817euros par mois, pour ne prendre que cet exemple.
Et après avoir baladé les médias pendant des semaines (des années ?), le voila lynché aujourd'hui. « Même le Figaro de Serge Dassault semble prendre ses distances avec le locataire de l'Elysée. Où a-t-on lu dans la bouche d'un cacique de l'UMP : aux municipales, « nous nous attendons à perdre une bonne trentaine de villes », dans le Figaro. C'est encore dans le Figaro qui a fait la recension la plus précise - la plus violente aussi – de la dernière réunion du groupe UMP à l'Assemblée, où les parlementaires de la majorité sont tombés à bras raccourcis sur Nicolas Sarkozy. Sans parler des éditos où affleure désormais l'ironie, voire le persiflage. »
Marianne du 9 au 15 février 2008

Tel est pris qui croyait prendre...
Et le renversement du pouvoir est ainsi amorcé. Un chef de gouvernement longtemps ignoré, laissé de coté, renvoyé aux basses besognes, n'étant qu'un simple collaborateur est maintenant en route, poussé par les parlementaires apeurés et par sa popularité de contraste à contester l'Incontestable naguère...

Bon allez, on ne va pas trop plaindre Sarko quand même, il a Carla... mdrrr

# Posté le vendredi 15 février 2008 17:19

Modifié le samedi 01 mars 2008 04:13

L'abandon de la neutralité laïque / Nicolas Sarkozy Sarkozy contre l'espérance républicaine

L'abandon de la neutralité laïque / Nicolas Sarkozy Sarkozy contre l'espérance républicaine
Peu d'articles ces dernières semaines mais les révisions puis les partiels me laissaient peu de temps! Mais c'est enfin terminé! :p ;)


Dans son article Laïcité du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (1880-1887), Ferdinand Buisson écrivait que l'essence de l'Etat laïque consistait en ce qu'il était "neutre entre tous les cultes, indépendant de tous les clergés, dégagé de toute conception théologique". De là procédait l'exigence de neutralité de l'enseignant laïque, lequel, dans l'exercice de ses fonctions, ne devait prendre parti, ajoutait Buisson, "ni pour ni contre aucun culte, aucune Eglise, aucune doctrine religieuse". Cette exigence ne s'imposait pas seulement à l'enseignant, mais à tous les représentants de l'Etat (et a fortiori au premier d'entre eux) dans la sphère publique.

Le discours de Latran et le concept de "laïcité positive" avancé par Nicolas Sarkozy ne s'opposent-ils pas directement à cette exigence fondamentale de neutralité ? "Dégagé de toute conception théologique" ? Nicolas Sarkozy y célèbre la vertu théologale d'espérance en son acception religieuse, à laquelle il confère une plus grande valeur qu'aux espérances séculières, de même que la comparaison entre l'instituteur et le prêtre tourne à la faveur du second. "Neutre entre tous les cultes" ? En manifestant ostensiblement sa foi catholique dans un discours public, tout en saluant la récente loi (dite "loi sur le voile") interdisant les signes ostensibles à l'école publique, dont l'approbation aurait montré "l'attachement des Français à la laïcité", soit le président souffre d'un sérieux problème de logique, soit il suggère qu'une manifestation ostensible d'appartenance religieuse dans le cadre de fonctions publiques n'est pas incompatible avec la laïcité lorsqu'il s'agit du catholicisme (du président, du moins), tandis qu'elle est inacceptable pour l'islam (des lycéennes). On sait que Nicolas Sarkozy n'était guère favorable à cette loi.

C'est la notion de "laïcité positive" qui ouvre la brèche, sur le plan théorique, dans le principe de neutralité : le discours suggère ainsi que la laïcité aurait été, jusqu'ici, "négative" ou hostile à l'égard des religions, ce qui conduit à une étonnante dépréciation de la loi de 1905.

Or la loi de 1905 n'était ni "positive" ni "négative" à l'égard des religions, elle était "neutre", précisément : fondée sur le principe de l'égale liberté de conscience, elle garantit à toutes les religions le libre exercice du culte, tout en excluant la possibilité d'un financement des religions par l'Etat ou d'une participation des clergés à l'enseignement public, garantissant ainsi le droit pour des consciences athées ou agnostiques de ne pas subir de prosélytisme religieux de la part de l'Etat, comme pour les croyants de ne pas subir de propagande d'Etat en faveur de l'athéisme.

Croire pouvoir substituer à la neutralité laïque une laïcité "positive" conforme à la vision positive qu'a Nicolas Sarkozy des religions en général et du catholicisme en particulier, c'est transgresser ce principe fondamental. Imaginons qu'un prochain président soit un athée convaincu : s'il imitait la pratique inaugurée par Nicolas Sarkozy et faisait passer à son tour ses convictions privées dans la sphère publique, il aurait tout loisir de clamer partout (pour "traduire" par des formules analogues, dans cette perspective, à quelques morceaux choisis des discours de Latran et de Riyad) que "Dieu n'est rien d'autre qu'une illusion sous laquelle l'homme s'humilie", que "la République a besoin d'athées militants qui ne se laissent pas duper par des espérances illusoires et travaillent à l'amélioration réelle, ici-bas, des conditions d'existence", que la République a besoin d'une "morale débarrassée des fausses transcendances et résolument humaine", que la vocation de prêtre, qui consacre sa vie à un être fantomatique, est de moindre valeur que la vocation d'instituteur...

Comment les croyants réagiraient-ils à de telles déclarations ? Favoriseraient-elles la paix civile ? Sans doute rappelleraient-ils à ce président oublieux du principe de neutralité le beau mot d'un artisan chrétien de la laïcité, l'abbé Grégoire : "Qu'importe ma religion pour l'Etat ! Qu'un individu soit baptisé ou circoncis, qu'il prie Jésus, Allah, ou Jéhovah, tout cela est hors du domaine du politique."
Avec sa "laïcité positive", Nicolas Sarkozy en a décidé autrement : sa religion doit importer pour l'Etat, ou plutôt, peut-être, toutes les religions (monothéistes du moins, si l'on suit la théologie politique du discours de Riyad) doivent-elles désormais pouvoir compter sur le soutien de la République dans leur oeuvre civilisatrice.

Mais alors, plutôt que de prétendre réaliser une légère inflexion par rapport à la laïcité républicaine de 1905, à laquelle, entre deux piques, on rend un hommage bien formel tout en l'amputant d'un principe fondamental, le président et ses conseillers en la matière devraient dire franchement qu'ils abandonnent le principe républicain de la neutralité de l'Etat et de ses représentants, dans la sphère publique, en matière confessionnelle.

Jean Claude Monod, Philosophe, Le Monde le 29 janvier 2008


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Comme il l'avait fait avec les imams lors des émeutes dans les banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy prône la présence des religions dans le champ politique pour pacifier les tensions sociales aggravées par sa politique. Après avoir tenté d'ethniciser la question sociale, il essaie aujourd'hui de la confessionnaliser. En survalorisant l'appartenance religieuse par rapport à l'appartenance à la nation républicaine, il contribue un peu plus chaque jour à communautariser notre société. En hiérarchisant les monothéismes, il instille un ferment de division supplémentaire, comme il l'a déjà fait entre Français et immigrés, ou entre salariés du public et du privé.


En déclarant que, dans l'apprentissage des valeurs, "jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé" et que la morale laïque "risque toujours de s'épuiser", le chef de l'Etat tente de discréditer la laïcité et l'école républicaine, son lieu d'expression historique. Cela revient à affirmer la supériorité de la foi sur la raison. Cette dérive doit être refusée catégoriquement. Foi et raison relèvent de deux domaines distincts. C'est cela l'intuition fondamentale de la laïcité. Les valeurs républicaines transmises par l'instituteur sont la condition du vivre ensemble. Héritée des Lumières, la morale laïque est une étape essentielle dans la construction d'un individu autonome et d'un citoyen libre et éclairé.

Voilà pourquoi le principe de laïcité et la loi de 1905 ne peuvent donner lieu à aucun compromis. La laïcité n'est pas amendable, elle n'a pas à être "ouverte" ou "positive". Les jeux rhétoriques autour du terme de laïcité masquent mal la volonté du président de restaurer une certaine confusion entre Etat et religion.

Les valeurs républicaines restent le remède aux tensions que nous connaissons actuellement. Seul le respect de la loi de 1905 peut constituer une garantie face au mouvement d'atomisation de la société. La laïcité n'est pas une contrainte, mais un instrument essentiel d'émancipation et de libération. Pour justifier ses attaques contre la loi de 1905, Nicolas Sarkozy prend notamment pour prétexte la nécessité de donner aux musulmans de France la possibilité d'exercer dignement leur culte. Quel paradoxe, si l'on se souvient des "moutons égorgés dans la baignoire" et de ses autres dérapages !

Puisque cette question de l'islam est posée, nous devons y répondre avec clarté. Non, il n'y a pas plus ni moins d'incompatibilité entre l'islam et la République laïque qu'entre les autres religions et la République ! Il n'y a pas d'incompatibilité dès lors que la République installe un cadre rigoureux, dès lors qu'elle ne transige pas sur ses principes fondateurs. La loi sur les signes religieux à l'école en constitue le meilleur exemple.


RÉVISION DANGEREUSE ET INUTILE


Les conditions dans lesquelles les musulmans de France peuvent pratiquer leur culte sont trop souvent indignes et doivent indéniablement être améliorées. Mais cet effort ne nécessite pas une révision des principes de 1905, qui serait dangereuse et inutile.

Dangereuse, puisqu'elle signifierait une porte ouverte à divers mouvements obscurantistes ou sectaires. Inutile dans la mesure où la puissance publique dispose d'ores et déjà des moyens politiques et juridiques nécessaires pour donner aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. S'il est souvent difficile de construire une mosquée, ce n'est pas parce que le cadre juridique serait trop restrictif, mais par défaut de volonté politique. Ce sont d'ailleurs souvent les élus de droite qui refusent d'accorder les permis de construire pour les mosquées.

La diversité et l'acceptation de l'islam sont le test de crédibilité de notre République laïque, qui doit pouvoir concilier les termes du triptyque République, laïcité, égalité. La République n'est pas seulement une forme de régime politique. Elle est un ensemble de principes, de valeurs. Elle est surtout un projet. Affirmer que la République a besoin de croyants convaincus, c'est nier la valeur de ce projet.

La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens égaux qui bâtissent ensemble leur avenir.
L'espérance n'appartient pas aux seules religions. La République elle-même est la plus grande de nos espérances : espérance dans nos valeurs et notre projet commun, espérance dans la justice sociale, espérance dans un monde meilleur, ici et maintenant.

B.Khiari, Sénatrice de Paris, J.P Michel, Sénateur (PS) de la Haute Saone, le Monde, le 29 janvier 2008

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 14:27

Parce que Plantu, je le "kiffe"... voici un de ses dessins!

Parce que Plantu, je le "kiffe"... voici un de ses dessins!
2008 s'annonce riche en événements et notamment avec les élections municipales, 1er test pour le gouvernement et le Congrès du PS à l'automne! Qui va finalement prendre la tête du parti?



Bonne année à toutes et à tous ! :) Que cette année vous apporte la joie, la réussite, la santé...Enfin tout le blabla habituel, quoi! ;)


Et c'est repartit ! :D



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Quelques news en bref:

۞ J'ai changé l'habillage du skyblog et j'ai opté pour le blanc! Le violet commençait à m'exapérer et puis j'aime bien mettre plusieurs couleurs or certaines parties d'articles étaient illisibles. Bref, je suis happy! =) (comme quoi il en faut peut parfois! :p)

۞ La loi antitabac est entrée en vigueur dans les bars, restau...
Ils y a les non fumeurs et les fumeurs fumant toujours. Il y a la liberté de chacun, cette loi antitabac et le respect de la loi. Qu'en pensez?
Etant non fumeuse, j'apprécie vraiment cette mesure mais je suis quand meme partagée. A ce propos, je ne sais pas si vous avez vu le reportage diffusé dernièrement sur TF1 ou France 2 sur un bar lyonnais (ou restaurant) qui refuse d'appliquer la loi et donc forcement le commerçant est passible de sanctions financières. Mais c'est rigolo car il photographie les "clopes" bref en fait tout un art.

۞ Sinon en ce qui concerne les primaires aux States, Obama les a remportées dans l'Iowa et Clinton s'est retrouvée troisième. Une 1ère petite debacle à laquelle elle ne s'attendait sans doute pas surtout que l'on dit que cette région est une région test car peu pleuplée et donc les citoyens mieux informés et tout. Quoiqu'il en soit, Kerry, le démocrate, aux dernieres elections avait remporté cette primaire face à Bush...On connait la suite! Entre Obama et Clinton, sur qui se porte votre choix?

۞ [Ce matin, je me suis levée (de bonne heure! :S) et je me suis demandée ce que Sarkozy nous avait réservé ce matin (habituellement je déambule dans les couloirs de la maison en ne pensant à rien mais aujourd'hui, j'étais bien réveillée [quoique fatiguée mais cela, c'est encore une autre histoire]) et France Inter (la radio par excellence! :p) annonçait que l'état de grace avait définitivement pris fin et que depuis son accession à l'Elysée le 6 mai dernier, Sarkozy avait perdu 17 points dans les sondages! Le pauvre, cela doit etre dur quand meme...;) Et que les Français ne croient plus en les mesures prises par le gouvernement notamment quand on voit que le problème du PA, thème central de la campagne électoral et plus particulièrement, thème phare de la campagne de Sarkozy n'a pas été résolu! Malgré les heures supplémentaires, malgré les mesures annoncées dernierement comme le rachat des RTT (oui mais la encore problème car le rachat de RTT dans la fonction hospitalière couterait...1 milliard d'euros! Et connaissant l'ampleur des déficits publics...), le pouvoir d'achat est en berne...
Et ouais, la communication ne marche qu'un temps, Sarozy l'apprend à ses dépends! Maintenant, il faut une véritable politique, la vraie!
J'ai aussi entendu que la mariage Bruni-Sarkozy pourrait avoir lieu, pas plus tard que le 9 février, c'est à dire dans un mois en gros!
Non mais c'est une blague!
De toute façon, ce qui m'énerve c'est que désormais les journaux de référence ne sont plus les quotidiens comme Libé, le Figaro ou les hebdos tels Marianne ou l'Express mais bien les journaux people! Gala, Voici, Paris Match, Closer, Public..! C'est un scandale! Mais bon, ces journaux auraient bien tort de se priver puisqu'ils vendent! Quoique chacun puisse en dire, les Français aiment bien les "petits potins!"

۞ Ségolène Royal a aussi déclaré recemment qu'elle ne serait pas hostile à prendre la tête du parti socialiste après le Congrès de 2008. Si naturellement, elle arrive à rassembler derrière ses idées, derrière elle, les gens, bien entendu...Bref, un discours enrobé, du blabla à la Ségo qui commence à devenir reloo. On sait bien qu'elle pense à prendre le parti depuis son échec à la présidentielle alors pourquoi autant mystère autour de sa candidature (fort) probable? Décidement, je ne dois pas y comprendre grand chose à la politique^^
Mais la bataille quoiqu'il en soit, risque d'être mouvementée! Entre un Hamon pas du tout pret à se rallier à Royal, un Delanoé qui a le vent en poupe dans les sondages, un DSK au FMI mais qui pourrait bien nous surprendre, un Fabius qui nous dit qu'il ne sera pas candidat mais on sait bien qu'en politique, il y a toujours beaucoup de revirements et des jeunes lions tels Montebourg, Valls, Peillon qui pourraient nous réserver quelques surprises, à mon avis, de nombreux rebondissements nous attendent en 2008 !

۞ José Bové fait la greve de la faim parce que les mesures adoptées pendant le Grenelle de l'environnement ne sont pas mises en place (ou un truc du genre^^) et cela aussi, c'est assez scandaleux...C'est vraiment du n'importe quoi! On se souvient tous de Jean Lassalle qui pendant plusieurs semaines, avait fait la greve de la faim parce qu'une entreprise voulait délocaliser et que cela aurait condamner du moins desservie pas mal sa circonscription. Mais meme si je ne cautionnais pas, il n'en demeure pas moins que la greve de la faim des avocats contre la réforme judiciaire ou de celle de Bové ne sont absolument pas légitimes...

Voili voilou, ce que j'avais à dire pour aujourd'hui! :)

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 11:13

Modifié le lundi 07 janvier 2008 10:56

Une visite qui a provoqué quelques remous...

Une visite qui a provoqué quelques remous...
La visite de Mouammar Kadhafi a fait coulé beauoup d'encre....

Le principe de cette visite ne posait aucun problème, après la libération des infirmières bulgares, le renvoi d'ascenseur, c'était dans l'ordre des choses. Quand les Anglais ont négocié l'élimination du programme d'armes de destruction massive libyennes, tout de suite, il y a eu rencontre entre Blair et Kadhafi. Donc en soi, pas vraiment de choses à redire. En revanche, lorsque l'on reçoit un visiteur aussi fantasque que Kadhafi, on aurait pu se méfier un petit peu et faire savoir avant la visite que Sarko devait s'absenter au bout de deux jours, par exemple...

La visite de Kadhafi nous a renseigné sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. En effet, cela montre que l'aspect realpolitik l'emporte sur tout le reste c'est-à-dire que les contrats, l'efficacité, le résultat, la libération des infirmières bulgares, peut se payer de beaucoup de choses, y compris de quelques éraflures sur certains de nos principes, l'efficacité d'abord: c'est la marque Sarkozy.
Les félicitations adressées à Poutine pour sa victoire législative jusqu'à sa réception avec faste de Kadhafi.
Le problème c'est que Sarko dans d'autres domaines ou il est très pragmatique realpolitik se montre très professionnel et la, il y a beaucoup d'amateurisme. C'est un voyage dont on peut contester le principe mais on peut l'accepter mais surtout, on doit constater son impréparation.
On ne contrôle pas le jour d'arrivée, il arrive le jour des droits de l'Homme, incident avec Rama Yade donc incident gouvernemental, il ne contrôle pas son programme de visite donc on le laisse aller à l'assemblée, on sait bien que cela va donner à la gauche un bâton pour taper sur le gouvernement et d'ailleurs cela n'a pas (et finalement heureusement, il ne rentrera pas dans l'hémicycle, ouf!) manqué, Ayrault a fait un très bon discours, s'est payé Kouchner, on ne contrôle pas sa visite à l'UNESCO ou d'un seul coup, Kadhafi se met à parler du traitement des immigrés en France, on ne contrôle même pas ce qui se dit dans les têtes à têtes puisque Sarko dit qu'il a parlé des droits de l'Homme car Kadhafi dit qu'il n'en a jamais entendu parler. (On aurait pu organiser une séance publique où Sarko en aurait parlé et Kadhafi n'aurait ainsi pas pu le nier)
On a fait preuve d'une absence totale de contrôle devant quelqu'un qui a fait preuve d'un professionnalisme complet de la provocation, le numéro de prestidigitation.
On a vu donc qu'il y avait un certain amateurisme et aussi des défauts dans l'armure Sarkozy notamment en ce qui concerne l'international: le discours en Afrique, raté, le discours aux USA, mieux maitrisé mais incident entre Guaino qui n'était pas content de la version et Jean David Levitt qui l'avait réécrit, en Chine, Rama Yade qui reste sur le tarmac et la encore, incident.
Il ne cesse d'y avoir à chaque déplacement, l'impression que ce n'est pas tenu.

La rupture, cela se contrôle sinon cela tourne au n'importe quoi...

La semaine dernière va rester au débit de Sarkozy débit d'abord parce qu'il a été en porte à faux avec l'opinion et Sarko ne déteste rien de plus que de déplaire à sa propre opinion, ensuite parce qu'il a donné l'impression d'être en total manque de contrôle et enfin parce qu'il voulait faire passer cette visite à grands renforts de contrats. C'était les nombreux milliards qui faisaient passer la pilule et on s'est rendu compte que sur les 10 milliards de contrats, beaucoup de choses sont hypothétiques. Les rafales, Kadhafi devait quasiment repartir avec eux sous le bras et on s'est rendu compte que non. En fait, il s'agit juste pour la France de négocier en position privilégiée pour une éventuelle signature dans quelques mois. Donc du coté des contrats, le compte n'y est pas non plus et on a l'impression de s'être fait rouler dans la farine.
De plus, l'élément le plus déterminant c'est qu'une grande partie des accords qui ont été conclus, et bien, la production qui va être générée sera faite directement à l'étranger donc cela veut dire que l'on n'aura pas forcément l'impact de croissance chez nous et notamment en terme d'emploi. Quand une entreprise française gagne un contrat à l'étranger, elle va s'implanter directement à l'étranger pour honorer ce contrat sur place donc l'impact éco sur la croissance et sur l'emploi dans l'hexagone, sera très limité.


La France et la Libye ont fait de la realpolitik!
La paramètre libyen c'est de constater qu'en décembre 2003, Kadhafi dit qu'il renonce au programme de destruction massive mais il ne faut pas non plus se faire leurrer par cette déclaration parce que si l'on regardait concrètement l'état d'avancement des différentes velléités nucléaires développés par la Libye récemment, il y avait beaucoup de site internet mais finalement, en cherchant bien on ne trouvait pas grand-chose. Finalement, c'était plutôt un positionnement politique de la part de Kadhafi qui d'ailleurs restait conforme à une autre disposition adoptée par K en 1999 qui était sa volonté de libéraliser son économie à niveau interne donc il y a ce fondement qui nécessitait de trouver des partenaires occidentaux donc à partir de là, il y a la nécessité de se rapprocher Washington à terme mais de trouver les intermédiaires entre temps. Parmi ces intermédiaires la, il y a France qui pour sa part, a subi un changement de présidence, qui certes, à l'époque de Chirac, en novembre 2004 en visite à Tripoli, montrait une ouverture mais qui aujourd'hui voit à sa tête une personne qui au nom du pragmatisme et au nom de cette realpolitik dit: "Je vais rester conforme aux objectifs de mon prédécesseur mais au niveau de la méthode, je vais aller encore plus avant" et c'est peut être la, que l'on peut être choqué.
N'oublions pas que du point de vue français, il y a toujours cette idée d'Union méditerranéenne et Sarkozy a besoin de trouver des points d'entrée à partir du Maghreb afin de montrer que ses méthodes révolutionnaires pourront aboutir à travers la Libye ou d'autres pays et en ce sens la Libye est cet exemple révolutionnaire a travers lequel Sarko veut révolutionner l'approche de la France par rapport à cette la zone sud de la méditerranée mais tout en ayant des paramètres qui nous dégage des fameux arguments sur les droits de l'homme.


Cette viste nous a aussi montré le cafouillage au sein du gouvernement...Oui cafouillage avec un vrai pb de forme pour Rama Yade qui cache un véritable problème de fond sur l'homogénéité idéologique du gouvernement à l'heure de l'ouverture. Cafouillage de Rama Yade qui a montré non sans cran d'ailleurs sa différence mais non sans jeunesse avec son interview dans le Parisien. Un dérapage de forme qui a montré l'inexpérience de Rama Yade mais le fait aussi qu'elle n'a pas été bien coachée.
En revanche, se cache un malaise plus profond, celui de Kouchner à l'Assemblée, qui était quand même le symptôme avancé. Nous avons avec Kouchner qql qui toute sa vie a combattu tout ce qui Kadhafi incarne. On a eu l'impression d'être arrivé dans un no man's land éthique, philosophique où Kouchner a fait la politique de la chaise vide.
Il faut que Kouchner aille au bout cet examen de conscience. Il n'est pas secrétaire d'Etat, il est le chef de la diplomatie : soit il dit que le vrai ministre c'est Sarko et Levitt et cela participe de cette disparition du gouvernement et de cette concentration à l'Elysée ou soit il dit, je suis le chef de la diplomatie française, "j'ai passé un contrat avec Sarkozy, en mai, il est rompu, je m'en vais."


Conclusion: Ne jamais mélanger le buisness et la politique! Le mélange des genres est très dérangeant.


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# Posté le lundi 17 décembre 2007 06:51

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 11:26

Le congrès fondateur du Modem le 1er décembre

Le congrès fondateur du Modem le 1er décembre
Bayrou a réussi son pari, adieu l'UDF, bonjour le MoDem lors du Congrès du 1er décembre à Villepinte. Le nouveau parti a désormais ses statuts, sa charte, son bureau provisoire et sa ligne politique au terme d'un WE marathon au cours duquel chaque détail a été soumis au vote des militants comme une réponse à ses anciens amis qui dénonce son coté autocratique.

Bayrou est-il seul ?

60 000 adhérents revendiqués, 6 millions de Français qui ont voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle...On parle de 18% mais quelques semaines après ce choc électoral, aux législatives, le MoDem c'était 7% de suffrages exprimés, ne l'oublions pas...

Dans quelle situation est-il ?
Il jouit d'un succès populaire indéniable mais il y a une fuite de ses cadres importante ce qui pose un pb en tout cas, à court terme et ce qui lui pose un pb de positionnement car il se positionne comme l'anti Sarkozy et en même temps, les municipales approchent et on voit de ça et la des alliances peuvent se jouer et avec l'UMP et le PS. Ainsi ses cadres sont plus pragmatiques que lui et ne suivent pas forcement la ligne très anti gouvernementale de leur chef.

Quelle stratégie?
Bayrou croit en lui-même, a toujours cru en son destin, il a compris qu'il y avait une voie anti Sarkozy et que l'état de grâce ne serait pas permanent. Une vision à long terme mais cela risque d'être dur car en politique, il faut aussi des élus et c'est la part la plus difficile de sa stratégie. Et puis il y a le pb ne pas avoir un parti puissant, certes, c'est bien de se passe de notables encombrants mais la difficulté c'est qu'on n'a plus de relais en province, on na plus d'argent aussi car c'est important pour faire des meetings, pour diffuser sa parole, pour faire campagne...
Ses anciens amis lui reprochent à la fois sa stratégie mais aussi sa façon de conduire le parti de faire de la politique de manière assez autocratique, disent-ils, assez fermée, assez autocentrée avec une très forte image de lui-même.
Son succès a été construit sur la dénonciation du système, des institutions, dénonciation des pouvoirs financiers, médiatiques...
Il faut qu'il passe à l'étape supérieure, celle de la construction.

Derrière l'entreprise de Bayrou, il y a bcq de divisions.
Division des cadres : la plupart des cadres qui constituaient l'ossature de l'UDF sont allés voir ailleurs. Mais pourquoi ? Pas simplement pour des ministères ! En effet, par qui avaient-ils été élus auparavant ? Certes, par des électeurs centristes pour 50% par circonscription mais aussi par des lecteurs UMP !
Une division des traditions : Bayrou gère l'héritage de la démocratie chrétienne mais il cherche aussi à s'en émanciper : le couplet anti américain au Congrès a été étonnant pour l'héritier de la famille politique qui a été la plus atlantiste de toutes les familles politiques. Il a cherché à mêler ces héritiers de la démocratie chrétienne qu'on retrouve essentiellement à l'UDF avec des déçus du socialisme qui ne partagent pas les mêmes valeurs...


Comment peut-on dans la Vème république, avec le mode de scrutin et la bipolarisation, exister en tant que centrisme autonome ? Lecanuet a échoué, Poher a échoué...Bayrou réussira t-il?


A lire, le très bon article de Patrick Roger dans Le Monde daté du samedi 1er décembre 2007 " A François Bayrou, ses amis rancuniers" et l'éditorial du Maurice Szafran dans Marianne "A mort , Bayrou" de la semaine du 8 au 15 décembre 2007. Ainsi qu'un blog consacré à la campagne de Bayrou et au MoDem qui n'est plus mis à jour mais tout de meme interessant: ici

# Posté le lundi 10 décembre 2007 10:08

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 11:28