Reflexion sur l'économie de marché et la remise en cause éventuelle du (néo)libéralisme

Reflexion sur  l'économie de marché et la remise en cause éventuelle du (néo)libéralisme

Ayant triomphé de la planification autoritaire après la chute du Mur de Berlin, l'économie de marché n'a plus trouvé de concurrent capable de la détrôner. Aujourd'hui, l'économie de marché est en situation de monopole et si les économistes se réclamant du libéralisme, nous promettaient que celui-ci apporterait paix et prospérité, un cercle vertueux où davantage d'économie de marché apporterait indubitablement plus de démocratie, elle- même source d'extension de l'économie de marché, force est de constater qu'avec les événements récents, le cercle vertueux s'est transformé en cercle vicieux avec notamment les instabilités financières, les crises qu'il engendre en plus de la destruction de l'environnement et des inégalités croissantes.
La crise actuelle qui secoue la finance mondiale nous amène à nous interroger sur l'avenir du (néo)libéralisme. La nationalisation des deux géants du crédit américain Fannie Mae et Freddie Mac et de la seconde compagnie d'assurance mondiale AIG par le gouvernement des Etats-Unis est éloquente. L'Etat, bête noire de tous les libéraux, fait un retour fracassant dans l'économie. Est-ce à dire que le tout marché c'est bien fini et que néolibéralisme était un retrait de l'Etat ? Non, certainement pas. Les années 80 en Angleterre et aux Etats- Unis ont ouvert une période d'intervention importante de l'Etat dans l'économie mais pour changer les règles, déréguler, au profit des plus riches. Le marché ne fonctionne pas sans institutions, sans règles et l'orientation choisie par les (néo)libéraux a été celle d'un changement des règles du jeu au profit des plus puissants. En témoigne les difficultés des syndicats, la réduction de la protection sociale obligeant les individus à prendre des assurances privées...




L'Etat américain a injecté des milliards de dollars pour aider ses banques afin que des faillites à la Lehman Brother ne se reproduisent plus. Soyons clairs, cette intervention majeure de l'Etat dans l'économie était plus que nécessaire. Les banques n'ont plus confiance, elles ne se prêtent d'argent entre elles, il y a un manque de liquidité. Même en économie de marché, les banques restent des acteurs centraux de la distribution de financements et donc de croissance et d'emploi. Il fallait que la 1ère puissance mondiale par conséquent intervienne d'abord pour sauver son économie mais également parce que s'il y a récession chez elle alors c'est le monde entier qui est touché de par le phénomène de globalisation et il fallait à tout pris éviter que l'économie réelle ne soit touchée. (Peine manquée ?) Mais ces 700 milliards de dollars prévus par le Plan Paulson, qui va les débourser si ce n'est les contribuables ? Preuve que l'on peut être libéral et ne pas se sentir concerné par le sort des plus pauvres. Est- ce aux ménages américains de payer pour des banques qui ont joué avec le feu en accordant des crédits à des ménages non solvables, ce qui veut dire en gros et pour caricaturer à des ménages sans revenus, sans travail, sans finalement une capacité de remboursement de l'emprunt ? La responsabilité est partagée : les banques n'avaient pas à proposé à des ménages non solvables des crédits pour l'achat de leur maison si elles savaient qu'il y aurait un retour de balancier et les ménages n'auraient pas dû emprunter ! On n'emprunte pas si on ne peut pas rembourser ! Avec ce sauvetage du système au bord de l'effondrement, on sauve la tête à des banquiers peu scrupuleux, spéculateurs mais aussi à l'économie réelle. Mais d'ailleurs, je m'interroge : que sont devenus ces ménages à qui on a enlevé leur maison ? Où logent-ils ? Que deviennent-ils ? Et ces maisons vides, qu'en fait-on ?



Des innovations financières sous le nom de tritisation, centres financiers offshore... ont construit des zones mondiales où ne règne non pas la transparence mais à l'inverse l'opacité. Des zones dont on connaît l'existence de risques conséquents mais que régulateurs publics et entreprises privées n'arrivent à pas mesurer. Enfin, si, un jour, la crise éclate, les dégâts sont d'une ampleur considérable et à ce moment là, alors on mesure les risques encourus par - disons la clairement- des parasites. Quand comprendrons- nous que c'est lorsque le pouvoir politique encadre la finance que celle-ci produit le moins de dérèglement ? Le projet de l'économiste F. Hayek était d'instaurer un vrai libéralisme fondé sur l'ordre du marché, une ordre du marché qui serait né de manière spontanée et garantissant une liberté maximale. Peut-on vraiment penser que c'est possible quand on voit la situation actuelle ? La liberté, on doit en user mais ne pas en abuser, la liberté exige la responsabilité. Smith et Hayek entre autres, pensaient que le marché nait spontanément mais en vérité c'est lorsque le marché a été organisé et réglementé qu'il a pris un véritable essor. De plus, si la naissance d'institutions a participé à son dynamisme, nous ne devons pas oublier que le marché doit être contenu pour ne pas que ce soit le règne de l'exploitation du plus faible par le plus fort. On peut se féliciter des interventions multiples du législateur dans le domaine de la santé, de l'éducation, et surtout du travail. Il faut une limitation au tout marché, thèse défendue par K. Polanyi dans un des ses livres La grande transformation sinon le fait que tout devienne objet de marché conduit à des dégâts, des catastrophes d'ordre social. Et même si je ne partage pas dans son entier la thèse défendue par ce socio économiste, qui grosso modo, disait que le peuple préfère une régulation autoritaire à une régulation plus libérale car il se sent plus en sécurité d'une part et que d'autre part le marché sans limites tend à engendrer le fascisme parce que c'est ce qui arrive quand les règles sociales ne sont plus assez fortes, il n'en demeure pas moins que la question qui se pose est la suivante : Dans une société mondialisée, comment allier dynamique du marché et limites de celui-ci ? Les contre pouvoirs instaurés par le marché comme la concurrence (définie comme une « procédure de découverture efficace » comme « un processus de formation de l'opinion » par Hayek) ne suffisent pas et il n'y pas de pouvoir politique au nouveau mondial qui puisse assurer une régulation qui s'avère indiscutablement nécessaire. On le voit avec l'Europe qui est incapable ou presque de mener une action concertée qui en imposerait vraiment. On se met d'accord sur la hauteur minimale, on va garantir les dépôts mais aucune action qui montrerait que l'Union européenne, en plus d'être une union économique est également une union politique. Et puis le marché, soit on y croit, soit on n'y croit pas : c'est la question de la confiance. Et le basculement de l'état optimiste à celui de pessimiste se caractérise par une crise financière comme en témoigne notre situation actuelle. Les acteurs sont plein d'incertitudes quant à l'avenir à court et à moyen terme donc ils n'investissent plus, et les indicateurs de croissance leur donnant raison, ils retirent leurs billes du jeu malgré les multiples interventions des dirigeants politiques pour rassurer les investisseurs...


Les prévisions économiques tant sur la production industrielle que sur la consommation, les derniers mauvais chiffres publiés par General Motors et Ford ne nous laissent guère espérer pour cette fin d'année et l'année 2009. Les Etats-Unis sont entrés en récession et l'Europe commence à être touchée. Certes, une mauvaise période nous attend mais elle va s'améliorer car de toute manière, il n'y a aucune alternative au libéralisme. J'aimerai penser que si demain la situation s'améliore, que l'économie se stabilise et que les actifs pourris reprennent de la valeur, les individus, les spéculateurs, les banques, les acteurs auront compris la leçon. « Le monde n'a pas seulement besoin d'une meilleure régulation technique. Il a besoin de renouer avec une vision de l'économie qui laisse moins de place à la cupidité, aux inégalités et au mépris des conséquences collectives des comportements individuels.» Phillipe Frémeaux


# Posté le samedi 11 octobre 2008 12:47

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 13:16

Faut-il privatiser la Poste ?

Faut-il privatiser la Poste ?


Voici une question qui me taraude depuis quelques temps et je cesse sans plus attendre de vous donner mon avis sur la question : je suis totalement contre, irrémédiablement contre la privatisation de la Poste. Maintenant que je vous ai dit cela, vous êtes bien avancés^^ Je m'explique =)




La Poste, le 1er service public de proximité en France est l'une des dernières postes publiques en Europe. Au nom de quoi devrait-elle être privatisée ? Au nom d'une idéologie libérale ? Au nom d'une logique financière ?
En ces temps de crise financière internationale, où les marchés s'effondrent et où l'on se rend compte que des Etats plutôt libéraux, voire très libéraux comme aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne, sont obligés de renationaliser en partie leurs banques, peut être serait-il mal venu d'abandonner en partie un des derniers pôles financiers publics stables, non ?On nous assure qu'une fois la Poste transformée en Société Anonyme (SA), elle conservera ses missions de service public. Soit. Mais une ouverture du capital, l'entrée d'actionnaires privés et la possibilité (à l'étude) d'une cotation en Bourse ne risqueraient- ils pas de mettre un terme au service universel postal, accessible à tous, au même prix, partout sur le territoire ?
Qui dit actionnaires privés dit rentabilité. On voudrait changer le statut de la Poste au nom de la rentabilité ? Oui mais force est de constater que la qualité de vie ne s'apprécie pas à la seule aune de la rentabilité. Et pour preuve, le nombre d'étrangers et notamment anglais qui viennent s'installer en France parce qu'ils apprécient la qualité de nos services publics, (en plus de notre gastronomie, faut l'avouer^^) qualité qu'ils ne trouvent pas dans leur propre pays. Et les actionnaires, justement très exigeants en matière de rentabilité, ne forceraient-ils pas la Poste à réduire l'étendue de son réseau de bureaux de poste et de revoir la qualité de ses prestations ? On nous avance l'argument que la privatisation est une bonne chose car elle apporterait de nouveaux fonds qui permettraient à la Poste de se développer. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu ! Mais bien sûr !
Déjà que depuis quelques années maintenant, le réseau de bureaux de poste a été fortement réduit, quand sera-t-il lorsque la Poste sera confiée en partie aux mains d'actionnaires privés ? Et bien je vais vous le dire : adieu les bureaux de poste dans les campagnes ! Et comment feront les petits vieux ? Non mais c'est vrai, ce n'est pas parce qu'ils votent en majorité en droite, qu'il faut les délaisser !^^ Le facteur qui leur apporte directement le courrier à leur domicile et non dans la boîte aux lettres comme cela devrait être au départ, à qui ils offrent le café quand celui- ci a un peu d'avance dans sa tournée, ce même facteur qui va discuter avec eux, s'intéresser à leur vie (pas toujours palpitante, faut le dire ! :p) et où une véritable relation de confiance va s'installer. Et oui, c'est aussi comme cela que l'on crée du lien social. Et de vous à moi, vous pensez réellement que les actionnaires privés se soucient de l'intérêt général ? Soyons honnêtes, ils se préoccupent davantage de leur porte- monnaie.
Alors pourquoi en finir avec notre modèle ? Au nom d'une idéologie bruxelloise qui n'est autre que libérale ? Quand on voit l'ampleur des dégâts que cette idéologie anglo-saxonne a provoqué et a engendré à l'heure actuelle, peut- être faudrait-il se demander si c'est vraiment pertinent de privatiser.





Et comme c'est très tendance, en ce moment : Touche pas à ma Poste !:]

# Posté le lundi 29 septembre 2008 09:53

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 03:49

Devenir parents à l'adolescence...

Devenir parents à l'adolescence...
J'aime bien me promener de blog en blog, on trouve vraiment de tout. Donc comme à l'ordinaire, je me balade sur la toile et puis je tombe sur un blog où la meuf parle de sa grossesse. Bon, sujet banal à l'origine et puis bon, pas franchement intéressant, fin' pour moi à priori puisque je cherche quand même des blogs en rapport avec mes intérêts. Bref^^
Je lis quand même quelques lignes et eurf... Suffocation, la jeune fille a eu son bébé à 14 ans ! Du coup, j'ai trouvé l'inspiration et donc je vais évoquer ce sujet avec vous.
Je ne pars pas avec des a priori mais disons que j'ai quand même un avis tranché sur la question et pour moi faire un gosse à 14ans, c'est tout simplement une belle bêtise. Et qu'il faut vraiment avoir un petits pois dans la tête pour agir de manière aussi irresponsable. Non parce que le « pire » dans cette histoire, fin' dans l'histoire de cette très jeune maman c'est qu'elle a fait l'amour sans pilule (passe encore) mais surtout sans préservatif ! J'ai le souvenir que bon nombre de fois depuis le collège, on nous a bassinés avec des réunions sur la sexualité et où le mot d'ordre a toujours été (et c'est normal) « lors des relations sexuelles, mettez un préservatif »
C'est clair que dire à sa mère à 13, 14 ans « Jveux prendre la pilule » cela ne doit pas être évident surtout avec certaines^^ mais bon, je ne sais pas, quand on est un minimum intelligent, on prend un préservatif surtout que le mec était plus vieux (18ans) donc on peut supposer qu'il avait plus d'expérience et même sans cela, faut être stupide pour agir de la sorte.
Je ne juge pas mais disons que comme je ne comprends pas une telle attitude, disons que je m'agace vite :] D'ailleurs je m'énerve toute seule en rédigeant cet article.
14ans, encore au collège, encore une gamine, absolument pas indépendante financièrement et il y a des couples avec le mec, guère plus âgé, qui non seulement sont inconscients en ne prenant ni pilule ni préservatif mais inconscients jusqu'au bout puisqu'ils décident de garder l'enfant. Et le pire c'est que la meuf met en commentaire « si yen à me croivent pas responsables, ils se gourent » Purée mais la meuf ne parle même pas le Français correctement ! Affligeant, désolant, consternant ! Et attendez, encore mieux, toujours dans le même registre « si yen a qui pensent que c'est ma mère qui paye tout, et ben c'est faux, il suffit d'appeler la CAF, dire que je suis enceinte et je touche des allocs et mon copain, ben en plus il travaille » Et là je me dis : « mais dans quel monde on vit ! »
Et puis quels parents faut être aussi ! Alors on va me sortir bien gentiment « mais ce n'est pas la faute des parents si des enfants agissent comme cela » Et là, j'explose ! Si ce n'est pas la faute des parents, c'est la faute à qui ! Il y a un minimum d'éducation, non ? Est- ce que c'est normal de laisser sa fille trainer à 14 ans avec un mec de 18 ans ? Le jeune homme venait chez elle et réciproquement. Bah, moi cela me dérange un peu. A 14 ans, t'es encore qu'un ado et donc forcément t'as un peu moins de libertés que quand t'en as 20. Disons que c'est une question d'éducation et de confiance. Bon bah dans cette histoire ci, pour la confiance, on repassera.
Et puis quelle est la vie que l'on peut espérer pour son enfant quand soi-même on connaît rien ou pas grand-chose de cette vie, justement ? Pour élever un enfant, outre les aspects purement matériels et financiers, il faut être responsable et puis surtout mature. Ok, on peut l'être à 14 ans mais de là à avoir un enfant ! Et puis les études ? C'est quand même super important ! Et il se passe quoi quand l'ado devenue maman se met à vouloir faire comme toutes les jeunes de son âge c'est-à-dire sortir en boite, aller au ciné, faire du shopping... Fin' voila, moi tout cela me dépasse. De plus, comme ce n'est pas courant d'être jeune si tôt, bah vite fait on se coupe du monde. On ne va plus en cours, ou du moins, pas les dernières semaines et puis le regard que les autres portent sur nous ne doit pas être facile à accepter, très vite, les liens crées se dénouent parce que les préoccupations ne sont plus du tout les mêmes...
Et je vais terminer en poussant le bouchon un peu trop loin (Maurice :D) mais il me semble (c'est une idée, je n'ai pas de chiffre) que le « phénomène » des mères ados, a lieu davantage dans les classes populaires que dans des familles de cadres supérieurs.
D'accord, mon sous-entendu est très nul, j'avoue mais je voulais vous dire le fond de ma pensée jusqu'au bout.




Peut-être que je réagis mal, que je ne pense pas comme il faudrait et donc si vous pouviez me dire ce que vous en pensez, je suis ouverte d'esprit (fin' bon courage parce que j'ai un avis plutôt tranché sur la question ! :]) Mais quelles valeurs transmettre à cet enfant plus tard? Alors que l'on s'est comporté en assisté une bonne partie de sa vie? (vu combien cela coute d'élever un enfant aujourd'hui et étant donné qu'à l'adolescence, on ne bosse pas...)

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 14:37

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 15:01

Télé réalité

Télé réalité
J'ai l'habitude d'écrire des articles qui ont un rapport avec la politique le souvent mais pour cet article, j'ai choisi un thème qui n'a rien à voir : la télé réalité :]



Depuis l'émission « Loft Story » au début des années 2000, chaque année ou presque, M6 ou TF1 nous offre un nouveau spectacle et il est pour le moins... Affligeant... Nice People, Les Colocataires, L'Ile de la tentation... Des programmes qui trouvent leurs publics toujours plus nombreux !
La dernière en date est Secret Story. Après Secret Story 1 en 2007, nous avons eu droit à la 2ème édition cette année et non pas la dernière puisqu'une prochaine est prévue pour 2009. Faut-il s'en réjouir ou plutôt en pleurer, à chacun sa réponse.
Comme pour critiquer il faut savoir de quoi l'on parle, j'ai eu l'occasion de regarder régulièrement les derniers 15 jours de cette saison 2 et la question que je me suis très souvent posée est la suivante : Pourquoi tant d'individus sont-ils attirés par ce genre d'émission ?
Outre le concept plutôt original et marrant dans la mesure où les participants du jeu entrent dans la maison avec un secret qu'ils doivent le plus longtemps cacher et où l'on se rend compte que « l'habit ne fait pas le moine », la dizaine de semaines enfermés se résument à des commérages, de la vulgarité dans les propos, de la stratégie et surtout une large, très large dose de ridicule.
Alors certes, il y a l'appât du gain et puis la relative notoriété que l'on aura en sortant de l'émission si tenter que l'on soit resté assez longtemps dans le jeu pour intéresser les médias (passer chez Cauet, tout le monde en rêve, c THE gros kiff !), je ne comprends pas comment on peut manquer à tel point de dignité. Et puis nous, téléspectateurs qui regardons avec plus ou moins de régularité ce genre d'émissions, quel intérêt avons-nous à observer des gens enfermés dans une « baraque » où leur seule préoccupation c'est de savoir s'il y aura assez de Nutella pour terminer la semaine ?
On pourrait avancer l'idée que les jeunes regardent pour s'identifier ou tenter de s'identifier, de se comparer aux autres jeunes qui se trouvent dans la maison et puis les ménagères de plus de 50 ans, bah pour voir si leurs enfants sont un peu comme ceux des émissions de télé réalité.
Pour ma part, j'aurai davantage tendance à penser que chacun se « détend » comme il peut et quand c'est en s'abrutissant, bah c'est encore mieux ! ;)
Non mais sérieusement ! On se croirait dans les Feux de l'amour ! Jcroyais que c'était un feuilleton pour les petites mamies pendant leur sieste mais avec Secret Story and Co, on a la version française et qui touche un public plus large parce que c'est pas 8 millions de téléspectateurs à chaque prime le chiffre que l'on nous a souvent avancés?
Remarquez, il y a tout ce qu'il faut : coups de gueule, sexe, médisances, mensonges, « histoires d'amour », trahisons. La télé réalité ou la grandeur de l'esprit humain à l'état pur ! (T'façon cela se saurait si ce style d'émissions mettait en avant l'altruisme des individus ! :])
Finalement, outre TF1 qui se fait un argent fou, la presse People comme Public et Closer s'en tire bien également. Cela marche même du tonnerre ! J'ai tout de même la prétention de croire que même si je lisais des trucs pas très fins étant ado, je ne me suis jamais abaissée à ce niveau ^^ Encore que les jeunes lisent ces torchons (oui, oui :]) mais les ménagères de 50 ans... Noooooon épargnez nous cela ! :s
Bref, cet article n'a ni queue ni tête mais comme j'avais un petit peu d'inspiration et comme elle se fait rare ces temps ci, j'ai sauté sur l'occasion :] Après tout, c'est le kiff de se faire larguer en direct devant des millions de téléspectateurs et puis la demande en mariage sur un plateau télé... Non mais attendez ! Le pied quoi ! Original à priori mais c tellement évident que l'on va y avoir droit que cela en devient cliché et puis il y a quand même plus délicat, raffiné et discret pour demander à la personne que l'on aime de l'épouser (oui bon, le monde n'est pas un conte de fées mais quand même ! Certaines valeurs persistent, fin' espérons ^^)




Bon allez, jvous laisse, jvais aller regarder la Star Ac ! (mdrrr ! 8))

# Posté le samedi 20 septembre 2008 03:54

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 09:13

Faut- il supprimer l'Etat- Providence? Blog en pause jusqu'au 10 septembre! Bonnes vacances à tous! ;)

Faut- il supprimer l'Etat- Providence?                                                   Blog en pause jusqu'au 10 septembre! Bonnes vacances à tous! ;)
Pour améliorer la situation économique de la France, les plus libéraux préconisent un démantèlement de l'Etat Providence et que l'Etat en revienne à ses fonctions strictement régaliennes. Or, force est de constater que les événements ont montré que l'Etat gendarme n'a jamais réellement existé dans la mesure où l'Etat est toujours intervenu en pratiquant des politiques protectionnistes ou alors tout simplement en prenant en charge des investissements peu rentables pour le secteur privé mais pourtant nécessaires à la collectivité.





Alors certes, il y a une crise de l'Etat providence, c'est indéniable. En effet, depuis le début des années 70, l'Etat est intervenu de manière importante à l'aide de lourdes dépenses dans le but d'endiguer une montée du chômage, chômage qui n'a cessé d'augmenter avant que les gouvernements commencent à le stabiliser puis à le résorber. Intervention de l'Etat dont la conséquence directe est un déficit budgétaire croissant. Le vieillissement de la population entraine des versements de pensions de retraites de plus en plus importants ; en 2020, un quart de la population aura plus de 60 ans quand pendant ce temps la, les jeunes arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail et que les entreprises mettent en pré retraites leurs séniors parce que ceux-ci coutent soit disant trop cher alors qu'ils pourraient faire profiter aux nouveaux entrants de leur formidable expérience professionnelle. Rajoutons à cela un chômage qui atteignait 10% il n'y a pas de cela longtemps et donc forcément accroissement des dépenses dans le but de ne pas laisser les exclus du marché du travail en marge de la société.
Et parallèlement à cela, des recettes amoindries dû à une croissance en berne et qui dit plus de chômeurs dit moins de cotisations et qui dit moins de cotisations dit recours à l'emprunt et donc creusement du déficit.
Les libéraux ont donc trouvé la solution !
Ne plus aider les exclus du marché du travail parce que la redistribution incite les chômeurs à ne pas bosser et développe une mentalité d'assisté ! Ah ce bon vieux assistanat ! Non mais c'est sûr, on vit dans un de ces mondes ! Les gens préfèrent vivre des minces aides que l'Etat leur verse plutôt que de travailler et par conséquent être libres et indépendants financièrement ! Cette blaaague ! Ce n'est qu'une minorité d'individus qui agit de cette manière ! Et il ne faut pas faire de quelques exceptions, une généralité ! Il faut dire également que les médias participent à répandre dans la société l'idée que les chômeurs seraient des paresseux :) Bah oui quand TF1 diffuse un reportage concernant des gens qui sont au RMI et qui disent à la caméra (mais les images sont floutées, sont pas fous les gens^^) « On préfère ne pas travailler et toucher les aides plutôt que de se lever tous les matins pour au final, y perdre » Aaaaah on retrouve le fameux slogan: les Français qui se lèvent tôt (les bosseurs !) et les Français qui se lèvent tard (les glandeurs !). Oui mais bon outre le fait que c'est un slogan carrément provocateur et qui nuit à la cohésion sociale parce qu'opposant deux types de population, c'est aussi un raisonnement simpliste et l'Etat dans cette histoire, y a sa grande part de responsabilité ! C'est quand même lui qui définit les politiques de l'emploi ! La gauche a eu une merveilleuse idée sous Rocard, celle du RMI (revenu minimum d'insertion) en donnant des ressources supplémentaires à des individus qui en avaient peu et en échange, et dont le but étaient de les aider à retrouver un emploi. Sauf qu'au fil des années, le volet insertion à été oublié, et de plus en plus d'individus ont prétendu à bénéficier du RMI et au final ? Toujours plus de chômage ! Sur ce point là, la gauche a un vrai travail à faire sauf qu'actuellement c'est la droite qui fait le boulot avec le revenu de solidarité active (RSA) qui permet aux individus de reprendre un travail tout en gardant pendant une certaine durée les aides !


Les libéraux énoncent également que les charges sociales versées par les patrons pénalisent la compétitivité des entreprises et donc l'emploi. Nous sommes bien d'accord que dans un contexte de mondialisation, le coût du travail constitue un élément important dans la compétitivité prix d'une économie et donc les cotisations patronales que versent les entreprises seraient à toujours plus minimiser. Déjà, et d'un, je dirai, que les patrons et les actionnaires devraient « s'en mettre moins dans les poches » (je parle des grandes entreprises qui délocalisent alors qu'elles font un max de profit et qu'elle laisse un max de salariés sur le carreau ! xD) et de deux, que le cout de travail, n'est qu'un élément secondaire dans ce qui poussent les entreprises à délocaliser. Bah oui, dans les pays à bas salaires, la qualité de l'environnement est souvent médiocre, qu'il s'agisse des machines, des institutions, des infrastructures et la main d'œuvre, il n'y a pas que son prix qui compte, il y a également la qualité car de nos jours, il y a moins de moins d'emplois non qualifiés. La main d'œuvre doit être polyvalente, parce que la demande est diversifiée donc la production aussi et la main d'œuvre doit détenir un niveau élevé de formation pour être capable d'assurer plusieurs processus.
Donc finalement, dans cette concurrence permanente, renouvelée, toujours plus importante, l'attractivité du territoire repose sur la qualité de la main d'œuvre, des institutions, des infrastructures autant que sur le coût du travail. Mais les infrastructures c'est quoi si ce n'est les routes, les écoles, les chemins de fer, les hôpitaux.. ? Bah oui mais tout cela, c'est quoi d'autre à part le service public ? Et comment le finance-t-on si ce n'est avec nos impôts ?

Sauf qu'aujourd'hui, on vit dans un monde un peu bizarroïde, faut bien le dire ! En effet, les individus tiennent toujours autant à leurs services publics, mais par contre, sont de plus en plus réticents à payer des impôts pour les faire fonctionner ! Remarquez, il y aussi de quoi s'énerver. Rappelez vous, pas plus tard qu'en octobre dernier, les cheminots faisaient grève et c'était la France qui était paralysée ! Heureusement que la loi sur la service minimum est entrée en vigueur ! Les usagers toujours pris en otages par des corporations, cela commençait à bien faire ! Le service public, c'est également la continuité. D'ailleurs, cela me fait penser qu'il faudrait mettre fin au monopole de la SNCF et introduire un peu plus de concurrence. Non ? En même temps, la construction de nouvelles lignes et l'entretien des rails devraient rester sous l'égide de l'Etat parce que les entreprises privées, tout ce qui n'est pas rentable « hop à la trappe » et adieu certaines lignes nécessaires pour les usagers mais ne rapportant que peu d'argent parce que pas souvent utilisées. Les entreprises privées seraient bien capables de supprimer la ligne Clermont-Ferrand - Tulle, vous imaginez ! Je fais comment pour faire le trajet ?! :p



Concernant l'immigration, ce n'est pas la politique de la chasse à l'homme, la politique d'Hortefeux, notre cher ministre de l'immigration qui se félicitait récemment des chiffres et de l'augmentation du nombre de reconduites ( n'ayons pas peur des mots : d'expulsions !!!) à la frontière entre 2007 et 2008 qui est à préconiser. Ce qu'il faut, c'est un véritable volontarisme en matière d'accueil et de répartition des populations des populations immigrées. Certains quartiers de la France de 2008 ressemblent à des ghettos ethniques, est-ce cela la solution ! Il faut que la gauche en finisse avec ses discours compassionnels, on doit accueillir des immigrés mais on doit également veiller à leurs conditions de vie.
Sarkozy et Hortefeux prennent-ils en compte la nouvelle donne démographique mondiale avec leur politique ? A partir des années 2040 , la population va diminuer, la fécondité va baisser.
On nous parle d'immigration choisie mais parler d'immigration choisie c'est faire un contresens dans la mesure où dans quelques années, ce ne sera plus nous qui choisiront les immigrés, ce seront eux qui choisiront le pays où ils veulent aller parce que le phénomène de vieillissement de la population, la baisse du taux de fécondité touchera tous les pays, et tous ces pays auront besoin de faire venir de la main d'œuvre immigrée.
Et puis l'immigration choisie, c'est bien beau mais c'est franchement « dégueulasse » pour les pays africains. Ceux-ci investissent dans la formation de leurs futurs cadres et une fois que ceux-ci sont qualifiés, ils vont à l'étranger et l'Etat africain, il devient quoi dans l'histoire ? Rien du tout. Toujours autant à la ramasse.





En conclusion, il ne faut évidemment pas supprimer l'Etat- Providence car c'est lui qui a permis à notre société de prospérer et de prospérer encore. Mais il est vrai qu'il serait necessaire d'en redéfinir les contours et les limites.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 09:47

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 15:33